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Points forts de l’article du Pr BELPOMME : notre pathologie est neurologique ( ET environnementale )

Par 5 mai 2020mai 17th, 2020Sans commentaires

Le Professeur Belpomme et son équipe ont publié ce mois de mars 2020 dans la revue Journal of Molecular Science un article intitulé  « Electrohypersensibilité une nouvelle pathologie neurologique identifiée : comment la diagnostiquer, la traiter, et la prévenir » Cet article est une demande faite à l’OMS d’inclure l’électrohypersensibilité comme une pathologie neurologique distincte dans la classification internationale des maladies.

Après avoir retracé l’historique de l’EHS, et rappelé qu’après avoir constitué une base de donnée reposant sur la prise en charge de plus de 2000 patients il est apparu que l’EHS et la MCS étaient deux aspects d’une même maladie. Les critères diagnostiques étaient ensuite décrits :

Au niveau clinique, des symptômes isolés tels que des maux de tête, des acouphènes, des vertiges ou des troubles cognitifs, bien qu’ils puissent être mentionnés par les patients comme étant dus à une exposition aux CEM ou à des produits chimiques, ne sont en effet

pas suffisants pour que le diagnostic soit posé, car ils peuvent refléter une autre pathologie.

Les arguments cliniques évoquant l’EHS pourraient néanmoins être les suivants :

(1) l’absence de pathologie connue expliquant les symptômes cliniques observés

(2) l’association caractéristique de symptômes tels que ceux que nous avons identifiés,

avec l’association de maux de tête, d’acouphènes, d’hyperacousie, de vertiges, de perte de mémoire immédiate et le déficit d’attention/concentration étant le plus caractéristique et le plus reproductible

(3) la reproductibilité des symptômes lors d’une exposition aux  CEM.

(4) la régression ou disparition des symptômes après arrêt de l’exposition aux CEM

(5) la possible association avec une MCS, comme nous l’avons montré, cette dernière association pouvant être le meilleur critère clinique pour le diagnostic d’EHS.

Toutefois, comme bon nombre de ces critères cliniques sont subjectifs et ne sont pas adaptés à une évaluation objective, ainsi, pour conforter établir le diagnostic, parmi les marqueurs biologiques, l’histamine élevée dans le sang est actuellement le meilleur marqueur disponible en l’absence d’allergie connue.

De plus, la détection dans le sang d’une augmentation des protéines S100Béta  et les biomarqueurs liés au stress oxydatif tels que le Gluthation oxydé (GSSG) et le NiTroTyrosine (NTT) peuvent également constituer des éléments objectifs contribuant au diagnostic.

Il faut cependant noter que dans 30 % des cas, il n’y a pas de biomarqueurs positifs détectables dans le sang ; ainsi, en plus de la disponibilité de critères cliniques, le diagnostic de l’EHS pourrait être établi à l’aide de techniques d’imagerie, telles que l’IRM fonctionnelle et si possible l’encephaloscan.

L’interrogatoire du patient, les examens biologiques et radiologiques permettent de confirmer le diagnostic d’EHS chez près de 90% des patients se déclarant électrosensibles.

Le traitement comprenant la protection vis-à-vis du rayonnement électromagnétique et des produits chimiques , d’une part et la prise de vitamines, d’anti oxydant, d’antihistaminiques, du ginkgo biloba et de la papaye fermentée d’autre part, permettait une amélioration du seuil de tolérance.

L’ensemble de ces éléments plaident pour une pathologie neurologique qui doit être inscrite à la classification internationale des maladies.