L’association

Maltraitance à l’hôpital : la série

Par 17 janvier 2017janvier 26th, 2017Sans commentaires

Non prise en compte de l’affection MCS dans un service ambulatoire hospitalier français. A quand la formation du personnel médical ? Témoignage.

Je suis sensible aux produits chimiques.  Juste après mon arrivée dans le service ambulatoire j’ai présenté une importante crise d’asthme qui m’a obligée à m’éloigner rapidement du bureau des infirmières, puis à me réfugier pendant tout le temps d’attente avant la montée au bloc dans un espace situé après la salle d’attente, entre les portes coulissantes et la porte de sortie .

J’y suis restée 3/4 h debout dans le froid : j’aérais régulièrement ce petit espace ;  j’avais utilisé mon inhalateur pour traiter cette crise d’asthme.

J’ai été accompagnée au bloc, me suis changée dans le vestiaire du personnel et ai revêtu une tenue de bloc. Tout s’est bien passé ensuite, en attente sur un brancard dans le couloir proche du bloc ; puis dans la salle de réveil.

Au retour dans le service ambulatoire, j’ai pu m’habiller rapidement grâce à la gentillesse du personnel et retrouver le petit espace où l’air était moins chargé de produits. Je n’ai pu m’installer dans un lit ni avant ni après l’intervention, et suis partie sans avoir pris de repas, le plus important pour moi étant de ne pas risquer une nouvelle crise d’asthme (*).

Si je vous relate cet incident, c’est pour vous faire part du grave risque  que la pollution de l’air intérieur des locaux de ce service fait courir aux personnes qui sont comme moi sensibles aux produits chimiques ; cette pollution provient pour une très grande part des produits d’entretien utilisés pour le ménage des locaux ( produits très parfumés, avec sur-odorant ) , du parfum du personnel soignant et  de ménage ; le tout dans un air très confiné, non renouvelé et chaud.

Je souffre d’une forme modérée de cette pathologie, et je connais bien son risque principal pour moi ( la crise d’asthme ).

Mais on peut craindre qu’une personne présentant une forme plus grave venant par exemple lors d’une atteinte traumatique ( accident de la circulation)  fasse un malaise grave par méconnaissance de la toxicité de ce milieu pour elle :  les soignants ne connaissent pas du tout ce problème qui affecte de plus en plus de personnes et, entre autres, beaucoup d’enfants , et le risque d’accident est majeur. Il faut savoir que les chimico-sensibles sont juste un peu plus sensibles que les autres personnes, mais que la toxicité des produits qu’ils ne supportent pas est réel à plus ou moins long terme.